Spiritualité et énergie

Les chakras : un système hérité des traditions indiennes

Les chakras : centres subtils des traditions tantriques indiennes, la lecture moderne en sept chakras, et le rôle de Woodroffe et de la Théosophie.

Les chakras désignent, dans certaines traditions indiennes, des centres énergétiques subtils. Le système popularisé en Occident est une lecture tardive, largement reconstruite.

On présente ici les chakras en tradition culturelle. Le travail s’appuie sur le portail sciences occultes.

Aucune affirmation médicale n’est faite ici : le système est décrit en symbolique et en histoire.

Les chakras : un système hérité des traditions indiennes

D’un système tantrique indien à la version en sept chakras de l’Occident moderne, en passant par John Woodroffe et la Théosophie.

En bref

Les chakras sont des centres énergétiques subtils décrits dans certaines traditions tantriques indiennes, hindoues et bouddhistes. Le système en sept chakras qui domine en Occident vient surtout d’une lecture du XXe siècle, popularisée par John Woodroffe et la Société théosophique. Aucune affirmation médicale n’est faite ici.

Que désignent les chakras ?

Les chakras, dans les traditions tantriques indiennes, sont des centres énergétiques subtils du corps.

Le mot vient du sanskrit cakra, qui veut dire « roue ». Les textes tantriques hindous et bouddhistes les décrivent comme des points de concentration de l’énergie subtile, étagés le long d’un axe central. Le nombre, la position et les attributs varient selon les écoles.

Le système en sept chakras, le plus connu en Occident, vient pour beaucoup d’un livre de 1919, The Serpent Power, du juriste britannique Sir John Woodroffe (Arthur Avalon). La Société théosophique a ensuite diffusé cette version, y ajoutant des correspondances de couleurs aujourd’hui très répandues.

Les repères à garder

  • Les chakras viennent de traditions tantriques indiennes.
  • Cakra, en sanskrit, veut dire « roue ».
  • Le nombre et les attributs varient selon les écoles.
  • La version en sept chakras est moderne et occidentale.
  • Aucune affirmation médicale n’est faite ici.
À retenir

Les chakras sont d’abord un système traditionnel indien ; la version occidentale en sept couleurs en est une lecture moderne et partielle.

Ce que les chakras ne sont pas

Les chakras ne sont pas des organes anatomiques. Le système les décrit comme des centres subtils, propres à un cadre tantrique. L'écriture ne fait pas aucune affirmation médicale et n’endosse aucune thérapie par les chakras.

Ce n’est pas non plus un système universel et stable. Les textes anciens en donnent plusieurs versions : la version en sept chakras n’est qu’une lecture parmi d’autres, popularisée tardivement.

Repères sur les chakras

Quelques repères pour situer les chakras dans leur histoire.

Repère À comprendre À éviter
L’origine Traditions tantriques indiennes. Y voir une anatomie objective.
Le mot Sanskrit cakra : roue. Le croire d’origine grecque ou latine.
La version en sept Moderne, XXe siècle occidental. La croire intemporelle.
Les couleurs Ajout occidental, après Woodroffe. Y voir une tradition antique.
Exemple concret

Le livre The Serpent Power, paru en 1919, est un repère : c’est par lui que la version en sept chakras alignés est entrée durablement dans la culture occidentale.

De l’Inde à l’Occident

Dans les traditions tantriques indiennes, les chakras s’insèrent dans des systèmes complexes : yoga subtil, méditation, mantras, pratiques spécifiques à chaque école. Plusieurs textes les décrivent, avec des nombres et des positions parfois différentes.

L’Occident a connu les chakras surtout via Sir John Woodroffe, qui publie en 1919 The Serpent Power, traduction commentée du Shat-Chakra-Nirupana, un texte de 1577. La Société théosophique reprend ensuite cette version et la diffuse largement.

Les couleurs en arc-en-ciel, les correspondances avec les glandes endocrines, les usages thérapeutiques sont des additions du XXe siècle, sans équivalent direct dans les textes anciens.

À garder en tête

Voici décrit un système culturel. Les chakras ne sont pas une réalité anatomique, et aucune thérapie par les chakras n’est endossée ici.

Aborder les chakras en cinq étapes

Cinq étapes pour situer les chakras comme système culturel.

Étape 1

Connaître le mot

Sanskrit cakra, roue.

Étape 2

Situer l’origine

Traditions tantriques indiennes.

Étape 3

Distinguer les versions

Plusieurs systèmes anciens.

Étape 4

Voir la lecture moderne

Woodroffe, 1919 ; Théosophie.

Étape 5

Repérer les ajouts récents

Couleurs et associations du XXe siècle.

Pour le cadre énergétique large, voyez énergie spirituelle ; pour les autres courants ésotériques, le portail sciences occultes.

Lire avec un support clair

Une lecture suivie change beaucoup de choses. Quand les repères sont posés, un livre prend le relais avec ce qu’un article ne peut pas donner : définitions reliées entre elles, exemples développés, vocabulaire complet, limites tracées, chemins de lecture qui durent plusieurs semaines.

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Vocabulaire des chakras

Quelques mots utiles autour des chakras.

Chakra

Centre subtil dans les traditions indiennes.

Cakra

Mot sanskrit signifiant « roue ».

Tantra

Cadre où s’inscrivent les chakras.

Sept chakras

Version moderne occidentale courante.

John Woodroffe

Auteur de The Serpent Power, 1919.

Arthur Avalon

Pseudonyme de Woodroffe.

Théosophie

Société qui a diffusé la version moderne.

Subtil

Registre d’analyse propre à ces traditions.

Attention

L'écriture présente les chakras comme un système culturel et historique, lié aux traditions tantriques indiennes et à leur réception en Occident. Aucune affirmation médicale n’est faite ; les thérapies par les chakras ne sont pas endossées. Pour toute question de santé, adressez-vous à un professionnel.

Sources et repères

Tout ce qui précède s’appuie sur des sources vérifiables, lues sans complaisance ni mépris. Vous pouvez les ouvrir vous-même pour vérifier.

Dernière mise à jour éditoriale : 7 mai 2026.

Questions fréquentes

Que veut dire chakra ?

Le mot chakra vient du sanskrit et signifie roue ou cercle. Dans les traditions spirituelles indiennes, yoga et tantrisme, les chakras désignent des centres d’énergie subtile, situés le long de l’axe du corps, par lesquels circulerait la force vitale, le prana. Chaque chakra est associé à des qualités, des couleurs, des sons et des parties du corps. Cette notion fait partie d’un système spirituel et symbolique ancien, lié à la méditation et au yoga. Il faut préciser que les chakras ne correspondent à aucune structure anatomique réelle et que leur existence n’est pas démontrée scientifiquement. Nous présentons les chakras comme un concept culturel et symbolique, riche de sens dans sa tradition d’origine, à comprendre comme tel.

Y a-t-il toujours sept chakras ?

Pas nécessairement. Le système de sept chakras principaux, le plus connu en Occident, n’est qu’une des nombreuses configurations issues des traditions indiennes. Selon les textes, les écoles et les époques, le nombre de chakras varie considérablement : certaines traditions en comptent quatre, six, neuf, voire beaucoup plus. Le modèle à sept chakras s’est imposé en Occident à l’époque moderne, notamment via des auteurs du XXe siècle, et est devenu la référence du New Age et du yoga occidental. Mais il ne représente ni le seul ni le plus authentique système. Nous présentons donc le modèle des sept chakras comme une version particulière et popularisée, parmi d’autres, d’un concept traditionnel pluriel, sans lui prêter de réalité anatomique ou scientifique.

D’où vient la version moderne ?

La version moderne et occidentale des chakras — le système à sept centres associés à des couleurs précises de l’arc-en-ciel — est largement une construction du XXe siècle. Elle doit beaucoup à l’ouvrage de l’orientaliste John Woodroffe, The Serpent Power, paru en 1919, qui a fait connaître ces notions en Occident, puis aux mouvements théosophique et New Age, qui les ont synthétisées et popularisées. C’est à cette époque que s’est fixée l’association systématique de chaque chakra à une couleur de l’arc-en-ciel, qui n’est pas traditionnelle. La version occidentale des chakras est donc une réinterprétation moderne, parfois assez éloignée des sources indiennes anciennes, plus complexes et variées. Nous présentons ce point sous un angle historique et culturel, pour distinguer la tradition d’origine de sa popularisation récente.

Les chakras ont-ils un effet médical ?

Non, les chakras n’ont aucun effet médical démontré, et il est important de le dire clairement. Ils ne correspondent à aucune structure anatomique réelle, et aucune recherche n’établit l’existence de ces centres d’énergie ni d’un effet des pratiques associées sur la santé. Les soins censés rééquilibrer les chakras relèvent de la croyance et du bien-être symbolique, pas de la médecine. Cela ne signifie pas que les pratiques associées, méditation, yoga, relaxation, soient sans intérêt : leurs bénéfices, eux, viennent de la détente et de l’attention, pas des chakras. Surtout, ces approches ne remplacent jamais un soin médical : en cas de problème de santé, consultez un professionnel. Nous présentons les chakras comme un concept symbolique, à ne pas confondre avec une réalité médicale.

Les couleurs sont-elles traditionnelles ?

Non, l’association systématique des sept chakras aux sept couleurs de l’arc-en-ciel, rouge à la base, violet au sommet, n’est pas traditionnelle : c’est une création moderne et occidentale, fixée au XXe siècle. Dans les sources indiennes anciennes, les chakras sont décrits de façon bien plus complexe et variable, souvent comme des lotus à un certain nombre de pétales, avec des lettres sanskrites, des divinités et des symboles, et des couleurs qui ne correspondent pas au code arc-en-ciel popularisé aujourd’hui. Ce code chromatique simple et mémorisable s’est diffusé avec le New Age et le yoga occidental. Nous le signalons par souci d’exactitude : la version colorée que l’on voit partout est récente et reconstruite, pas un héritage direct des traditions d’origine.